Posted: Hugo ScapulaBibliothécaire - 30/08/2006 10:52:52
"Je suis heureux d'avoir pu collaboré avec vous, chère amie."
Hugo reprit les articles et les remit là où il les avait pris un peu plus tôt. Puis il tourna son visage souriant vers la jeune femme qui semblait vouloir lui demander quelque chose:
"Si je puis vous aider de quelque manière, Morgane..."
Posted: Hugo ScapulaBibliothécaire - 14/09/2006 14:17:19
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Hugo Scapula entra lentement dans la bibliothèque en ôtant son long manteau noir qu'il mit pendre à la paterre.
Le chocolat chaud l'avait revigoré et le rose qui soulignait ses pommettes le fit paraître 10 ans de moins.
Il se rassit donc à son endroit de prédilection: le pupitre. Il lui paraissait que l'ordre de son bureau avait été dérangé. Il souleva les quelques papiers qui le recouvrait et en fit tomber un qui n'avait pas été rédigé de sa main: il s'agissait d'une lettre signée de la seule lettre A.
*Atea?* pensa-t-il directement seulement, il connaissait son écriture or, cette missive-ci ne portait pas cette belle écriture ronde et régulière si typique du médecin.
Il commença sa lecture et comprit bien vite qu'il s'agissait d'une patiente... Abigaëlle!
Posted: Abigaëlle de MaretSchizophrénie - 14/09/2006 14:38:14
Cher Hugo,
La franchise a toujours fait partie des valeurs que vous recherchez m'avez-vous dit un jour, c'est pour cette raison qu'il me faut vous écrire aujourd'hui.
Vous souvenez-vous cette fois où j'étais venue vous voir avec l'espoir que vous pourriez me renseigner quant au règlement interne de la clinique? Combien de fois ai-je revu cette scène en songe et autant de fois aurais-je voulu la rejouer pour vous. Maintenant, il est probablement trop tard car à l'heure qu'il est mon coeur se glace et la mort s'insinue en moi.
Oui, Hugo, j'aurais voulu trouver le courage de vous avouer les sentiments qui me hantent, au moins aurais-je été certaine des sentiments que vous me portiez à votre tour. Cependant, je m'endormirai tout à l'heure et j'ignore si je me réveillerai, je ne reprendrai peut-être connaissance que pour vous entendre me dire que je ne dois pas, qu'il ne faut pas...
Tant pis, j'en prends le risque puisque je n'ai rien à perdre : Hugo, le moindre de vos souffles n'a plus de secret pour moi puisque ma présence à la bibliothèque n'était que prétexte à vous voir, à vous observer, à vous sentir et vous écouter.
Enfin, je vous le clamerai comme vous l'appréciez tant : "j'ai bien peur de vous aimer plus que je ne le devrais".
Posted: Hugo ScapulaBibliothécaire - 15/09/2006 07:52:35
La feuille de papier se mit à trembler dans les mains du bibliothécaire, son visage perdit toute trace de couleur, son regard s'assombrit, des gouttes de sueur se mirent à perler ici et là.
*Bon sang! Ne faudrait-il pas que j'en parle à Juliette?*
Hugo se mit à tourner en rond, le papier à la main, se demandant ce qu'il pouvait en penser, ce qu'il devait en faire...
*Atea! Je ne vois qu'elle qui pourrait me conseiller!*
Sans plus hésiter, il forma le numéro de son bureau et écouta s'égrener les sonneries...
Posted: Hugo ScapulaBibliothécaire - 15/09/2006 12:42:12
"Atea... je crois avoir trouvé quelque chose d'important..." lui annonça-t-il d'une voix tremblante.
Hugo lui exposa brièvement la situation en omettant volontairement de parler de son nouveau traitement:
"Que dois-je faire? En parler à la directrice? Tu crois que c'est important? ... Tu crois que c'est une des raisons qui l'a poussée à vouloir...?" il n'arriva pas à sortir le mot.
"La première des choses à faire, c'est de te calmer, Hugo! Tu n'arriveras à rien dans l'état dans lequel tu es... Ensuite, je pense qu'il n'est pas négligeable d'en parler avec son médecin. Dans le cas d'Abigaëlle, je crois que c'est Juliette... Quant à sa tentative de mettre fin à ses jours, ce que tu viens de m'exposer en fait peut-être un peu partie mais on ne se suicide pas que pour un amour non déclaré!!!"
Atea n'y allait pas par quatre chemins, ça ne faisait pas partie de ses habitudes. Elle espéra cependant ne pas avoir ébranlé la susceptibilité de son ami.
Elle adoucit son ton pour ajouter "Je t'assure! Tu n'y es pour rien, Hugo... Tu n'étais même pas au courant!"
Posted: Hugo ScapulaBibliothécaire - 25/09/2006 15:19:30
Hugo raccrocha à son tour.
Il s'appuya des deux mains sur le pupitre, la tête basse, et laissa échapper un soupir...
"C'est ridicule!"
Il se redressa et entreprit de descendre les marches pas trop rapidement, de manière à lui permettre de réfléchir encore un peu avant d'être confronté à Atea.