Stanislas du Valfrey

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Posted: Stanislas du Valfrey Patient en Attente de Diagnostic - 29/03/2006 20:30:14 |
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Stanislas rouvrit les yeux en grand, pour poser ses prunelles, invisibles à cause de l'iris tout aussi sombres, sur le jeune homme qui venait de lui adresser la parole, un peu surpris qu'on l'interrompe dans ses plaintes psychiques. Il s'efforça de faire taire son estomac, qui n'était pas très content, Stanislas n'ayant pas non plus prit de petit déjeuner avant de grimper dans la voiture de son frangin, ni d'ailleurs la veille au soir, simplement pour essayer d'embêter son entourage. En fait, tout ce qu'il avait ingurgité depuis ce dîner sauté, c'était une tablette de chocolat et une ou deux innocentes canettes de bière. D'ailleurs, un doute le saisit : Peut-être avait il mit de quoi grignotter ? Bonne question... Parce que les frites, et les haricots ne le tentaient pas, et ils avaient conteminé la viande, les chamiaux.
Il entreprit de ne pas laisser son comparse dans le doute au sujet de son bien-être actuel.
"Oh, Euh... Non non, ça va très bien, simplement je... Euh... Je n'ai pas faim... Du tout... Euhm... J'ai pris un... Un énorme petit déjeuner ce matin, Aha."
En disant cela, il fut au moins aussi convaincant qu'un type brûlé au 154ème degré sur les 120% du corps, qui a perdu beaucoup de sang, a qui on a du amputer 3 jambes et 4 bras, qui a perdu l'usage de ses yeux, a une tumeur au cerveau et trois cancers différent, est tétraplégique, a vu toute sa famille, sa femme et ses gosses mourir devant lui, et, après ça, vous prétend que "Ce n'est rien, j'ai juste une égratinure". Ce qui donne une assez bonne idée des qualités de menteur de Stanislas quand il est troublé. Or, il l'était, en fait, l'infirmier chauve, les haricots verdâtres et les frites le traumatisaient. A croire que des frites et des haricots verts l'aie attaqués quand il était petit. Chose peu probable, les susdits n'étant pas connus pour leur férocité envers les enfants.
Stanislas baissa vaguement les yeux, se doutant de son incrédibilité, et déclara d'une voix neutre, regardant vaguement l'assiette vide du gars qui s'était entretenu de son état :
"Eh, euh... Si vous avez encore faim, vous avez le droit de les manger à ma place, je... Je ne pense pas les ingurgiter... Hum"
Il commença à siffloter vaguement, évitant le regard des autres, en particulier des infirmiers. De toutes façons, que l'autre en veuille ou non ne changeait rien pour lui, mais s'il n'en voulait pas, les femmes de ménages risquaient d'avoir plus de boulot pour nettoyer le sol. |
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